Voir les différents jeux testés
Voir la liste des dossiers du site
Voir les liens de Bouledefeu.com

Circus Charlie

16 impressionnantes couleurs, des sprites immenses, 15 tonnes de possibilités niveau gameplay : Circus Charlie ...

Ruff 'n' Tumble

Plateforme : Amiga
Genre : Action frénétique
Editeur : Renegade
Année : 1994
Article par : tam
Dessin par : Shin_Warlock

 
Comment j'ai connu Ruff Rogers

Flashback, c'est la récré de 16 heures, j'avance prudemment vers le préau des grands, on est plus dans la zone collège là, faisons le mec sûr de lui.
J'ai trompé le surveillant en faisant mine de filer vers les casiers, et je me précipite dans le coin sombre là où il y a "ceux qui fument", le gang le plus terrible du lycée.

Un grand mec dans l'ombre m'interpelle :
"J'ai ce qu'il te faut, avec ça tu vas pas redescendre sur terre de deux ou trois jours. Mais si t'es vraiment accroc, essaye plutôt ceci, ça déchire..." et il me tend un petit sachet.
"Ok, je l'prend, tu mettras ça sur mon compte"

Le problème avec les crackers c'est qu'il faut toujours qu'ils mettent en scène leur transaction comme s'ils étaient recherchés par le FBI, c'est donc tout juste si j'ai pas eu à avancer les yeux bandés pour finalement obtenir mes deux disquettes Amiga.

Voyons voir, Ruff 'n' Tumble par Renegade. Wow, je sais déjà qu'il s'est pas moqué de moi, et tant pis pour ceux qui ne jurent plus que par les consoles nouvelles générations, moi je reste convaincu que mon Amiga est capable de me fournir tout le fun que j'attend de lui.


Ne jamais piquer les billes d'un gamin armé d'un Uzi

Ruff Rogers, blondinet aux dents de lait, s'amusait tranquillement avec sa superbe collection de billes rouges, vertes et bleues au coté d'un lapin nommé Warren, lorsque celles-ci se mettent à rouler au fond d'un trou.
N'écoutant que son courage, Ruff se précipite à leur suite sans se douter que ce trou est en fait un teleport vers une planète extraterrestre dominé par le Docteur Destiny (inutile de préciser qu'il est fou) et son armée de robots.

Ok, allons tout de suite à l'essentiel, tout l'argent prévu à l'origine pour un scénario génial est passé dans les graphismes et le son. Prenons le comme tel, vous verrez qu'ils ont finalement pas eu tort.

Ruff se retrouve donc perdu sur cette planète, un Uzi à la main. Une arme qui peut finalement se révéler trés utile si l'on souhaite survivre dans un endroit hostile, surtout sur Amiga.

En fait, un désintégrateur de particule peut se révéler encore plus pratique, mais là encore pour des raisons de budget... >__<
Bref, on va faire avec.


Meurtres en séries et galipettes

Notre héro pourra compter sur son endurance et pas mal de ressort. Il est rapide (trés rapide même), précis, et a la gachette facile, autrement dit, c'est bien parti pour l'hécatombe.

Ca tombe bien puisque les robots ne manquent pas, des simples gardes qui vous foncent dessus aux snipers, abeilles mécaniques, mines et canons, il y en a pour tous les goûts et Ruff n'aura pas de trop de munitions laser, de lance flamme et autres armes barbares pour en venir à bout.

Ajoutez à cela que le garnement ne compte pas sortir du niveau avant d'avoir mis la main sur ses billes éparpillées aux quatre vents, vous n'avez pas fini de vous acharner sur votre manette.
Un seul regret : le saut s'effectue avec haut, comme dans beaucoup de jeux Amiga, et cela reste infiniment moins précis qu'un second bouton.


Pas le temps d'admirer le paysage

Techniquement c'est splendide. Les graphismes sont ultra fins, les couleurs dans des tons métalliques pétent bien, et on arrive à repérer ennemis et bonus malgré la profusion de détails à l'écran. Cerise sur le gâteau, tout bouge sans accrocs, même lorsque l'écran est saturés d'ennemis se jetant sur nous.

Le style est plutôt mignon, avec des robots tout ronds, qui tombent à la renverse sur leurs fesses métalliques (plonk !) et se relèvent pour nous courir dessus dans une animation super détaillée.
Il faut d'ailleurs voir Ruff courir méche au vent pour se persuader que les designers ont vraiment soigné ce jeu.

Les musiques aussi ont la pèche, dans un style rock ultra speed, on enchaine par dessus impacts de tirs et explosions sans temps morts.


La journée risque d'être longue

Le jeu est plutôt baleze, et si dans les premiers niveaux ont a envie de détruire 100% des ennemis, on apprend vite que la fuite constitue une tactique de choix, d'autant plus que les niveaux regorgent de générateurs de robots.

Il faut une sacré dose de réflexes en fait pour en voir le bout, le personnage n'a aucun mal à se diriger en l'air, sur terre ou sous l'eau, mais ou qu'il aille, il est cerné d'ennemis. Apprenez à vous baisser, à flinguer un ennemi dans votre chute et à tirer dans toutes les directions en sachant économiser vos power ups, ça ne sera pas de trop.

En cherchant bien on peut trouver quelques passages secrets bien gardés, qui donnent accés à des vies supplémentaires, de l'énergie ou une invincibilité temporaire, mais le plus simple reste de tracer sa route en essayant de récupérer assez de billes pour que la porte finale s'ouvre (un niveau en compte généralement plus qu'il n'en faut réellement).


Metal Slug n'a rien inventé !

Sorti dans l'indifférence générale, à la fin de la carrière de la machine, ce jeu de Wunderkid pour Renegade mérite amplement une petite partie "pour voir", la magie du jeu fera le reste, pour peu que vous soyez assez persévérant et habile pour pouvoir admirer les quatre mondes qui le composent et arriver jusqu'au générique de fin.

Et là, miracle, on voit qu'il y a en gros cinq personnes qui ont bossé sur le jeu, décidemment, c'était une belle époque ^__^
Hé les gars qui font des adaptations sur GBA ! Plutôt que de pourrir les anciens mythes en essayant de les remettre au goût du jour, adaptez plutôt cette perle qui n'a pas pris une ride et qui mérite bien un peu de reconnaissance !

Quelques codes pour les plus fainéants :
6581 : monde 2
3178 : monde 3
8392 : monde 4
7339 : crédits de fin
6717 : vies infinies



Voir la galerie d'images

 
 
 
Des questions ? Pour en savoir plus n'hésitez pas à visiter notre forum