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Wizkid

On va finir par se demander si DMA ne joue pas qu'aux jeux les plus bizarres qui puissent exister, encore un OVNI l...

Le petit monde du X68000

Plateforme : PC
Genre : 16bits
Editeur : Sharp
Année : 1986
Article par : CHAZumaru
Dessin par : Gentil_g

 
MELODIE EN SOUTANE 1° partie : où l'on parle beaucoup de Chuck et peu de Bob

Chers lecteurs, ici commence de bien étrange façon une nouvelle enquête de Bob Satan, le retrogaming detective de l'obscur. Pas de bande-son. Pas de jeu débile pour pêter vos molettes. Pas d'alcool. Et plus osé encore (hihi, "pluzozé", la liaison est rigolote *hum* pardon), pas de Bob Satan. Mais alors, quel étrange mystère plane sur cette aventure en trois parties ? Vous ne le saurez qu'à la toute fin du dernier article ! D'ici là bonne lecture, et gardez l'oeil ouvert.

Notre enquête débute sur un anonyme poste de télévision laissé allumé par son propriétaire affalé contre le canapé graisseux du salon. Il est trois heures du matin. Le programme que nous allons surprendre est donc, évidemment, du télé-achat. Une jeune californienne décérébrée illumine l'écran de son hypocrite sourire "colgate", avant de commettre l'irréparable, à savoir d'ouvrir sa grande gu**** pour nous embobiner.



- Bonjour à tous !
Je suis Jennifer Pottish, et ensemble nous allons découvrir un appareil révolutionnaire qui va changer votre facon de cuisiner ! Mais pour cela, nous avons voulu nous assurer l'aide d'un expert qui poura vous convaincre que ce que nous vous proposons aujourd'hui est définitivement indispensable ! Voici... euh c'est quoi son nom déjà ? Enfin bref le voilà !

- Salut, c'est Chuck Norris !
Je suis un super acteur à la moustache seillante, et accessoirement un ancien quintuple champion du monde de Karate-sous-la-douche. Vous m'avez vu dans des séries à succès telles que Walker Texas Ranger, Raymond Delaware Bûcheron ou encore Maciste Dakota Pompiste, et vous vous demandez sûrement comment je fais pour tenir la forme après toutes ces années... C'est pourtant simple : la cocaïne. Mais ce n'est pas toujours évident à trouver, et nous allons vous inviter à commander, facilement, depuis chez vous, le seul outil in-dis-pen-sable au bonheur dans votre foyer : le X68000.

- The X68...Le X68000 !? Rien qu'en entendant ce nom, mes cheveux semblent revitalisés et la moquette plus propre ! Oh John ! qu'est ce donc que ce fantastique X68000 ?

- (Chuck, je m'appelle Chuck) Avant toute chose, considérons votre vie jusque là.

...

Elle est bien morne, n'est-ce pas ? Il semble manquer quelque chose pour donne un sens à votre existence.

- It's exactly...C'est exactement ça, Tony ! Il manque quelque chose à mon existence, mais je n'arrive pas à trouver quoi ! Je suis désemparée !

- (Chuck, mon nom c'est Chuck) Vous essayez de perdre du poids... mais ce sont vos cheveux qui vous quittent sans ménagement ? Votre voiture ne démarre plus après avoir passé un hiver dans le lac gelé de la commune voisine ? Vous avez toujours rêvé de découper votre chaussure en deux, mais vos sales couteaux pourris n'y arrivent même pas, vous rabaissant aux yeux de la communauté ?

(le public, en choeur) - Ye...Ouiiiiiiii !

- Vous avez commandé le Véritable Wok du Chef, les couteaux Mitsu, la lotion Cappilone, l'AbFlex 3000, le TurboTiger, l'AbFlex 5000, le Grill de George Foreman, le Slicer Master et même l'AbFlex 10000DX92+Color...
Et pourtant, vous sentez encore ce vide vous envahir, n'est-ce pas ?

(le public, en choeur) - Ye...Ouiiiiiiii !

- C'est *très* simple : pour résoudre vos problème de nourriture, de musculature, de chevelure, de voiture...

- ...Also......et de culture, aussi, Mike ?

- Pas de gros mots à l'antenne, Jennifer (et c'est "Chuck" : je m'appelle Chuck). Pour résoudre tous ces problèmes qui gâchent votre existence consumériste, il suffit... de ne plus y penser !

- It was so obv...C'était pourtant évident ! Mais comment faire, Nourdine ?

- C'est très simple : jouez aux jeux vidéo ! (Err... Chuck, gourdasse, C-H-U-C-K : Chuck !)

- What the f...De quoi ? Ah bah non, les jeux vidéo ça me gonfle ; j'adorais la période "ordinateurs 8/16 bits Vs. consoles japonaises" de la décennie 85-95, mais aujourd'hui, entre un marché PC sclérosé et un secteur console apathique, je préfère me tourner vers la Boule Lyonnaise, sauf votre respect, Lucienne.

- (gnnnn... pas Lucienne, CHUCK!) Et bien justement, replongeons dans cette époque glorieuse, mais en escaladant la montagne de la nostalgie par sa face cachée : nous allons remonter les années et revivre ce temps béni d'une manière inattendue. Vous n'y comprenez rien ? C'est normal, il est 3 heures du matin. Dans cette fameuse décennie 1985-1995 (je prends ces deux années à titre indicatif, hein, venez pas gueuler parce que vous aimez les RPGs Super Famicom de 1996 ou les jeux d'action Commodore64), vous aviez, *nous avions* donc le choix, nous, petits occidentaux, entre le triptique Atari/Amiga/compatibleIBM (voire le CPC pour les moins chanceux) et les japoniaiseries consoleuses, principalement des compères Sega, Nintendo et NEC (voire la Neo Geo pour les moins malchanceux). Prenons donc une communauté (presque) au hasard dans chaque camp, pourquoi pas la plus farouche de son milieu : d'un côté les fans de la NEC PC Engine, de l'autre les fous de l'Amiga. Point commun entre les deux : une dévotion presque religieuse pour leur hardware de prédilection.

Interrogeons donc un amigaïste :

Steve, du Loir-et-Cher "Well you know...Et bien vous savez, j'en avais soupé jusque là de ces petits merdeux de consoleux, qui croyaient pouvoir nous impressionner avec leur machine simples d'accès. L'Amiga était bluffant techniquement et surtout proposait une ludothèque exceptionnelle. Les consoleux se vantaient souvent de leus jeux d'action nippons, mais nous sur Amiga avions également de très bonnes adaptations de hits d'arcade ainsi que des jeux d'action originaux exceptionnels. Mais nous avions aussi des productions typiquement "PC". Et puis les musiques de l'Amiga... aaahh.. j'aime bien en écouter dans ma Cadillac, quand je pars sur l'autoroute pour plusieurs kilomètres."

Voyons maintenant le point de vue d'une nekofan (© Kabuki) :

Jessica, du Pas-de-Calais "When I get off the sw... Quand je sors de la piscine et qu'il fait encore 40° dehors, je n'ai qu'une envie, c'est de plonger sur le sofa et d'allumer ma Duo pour me faire une partie de Gunhed. Quoique les amigaïstes en disent, personne n'arrive à la cheville des Japonais quand il s'agit de créer des jeux au gameplay infaillible et au fun immédiat ; grâce à Hudson, nous profitons d'une architecture exceptionnelle qui a su s'adapter aux évolutions du marché. La NEC est une 8bits qui rivalise avec les 16bits ! Et puis tant de jeux délirants sont sortis des cerveaux enfumés des créateurs nippons que je m'étrangle de rire chaque fois que les amigaïstes essaient de me convaincre qu'ils ont une ludothèque étoffée. Sur ce je vous laisse, je file au centre commercial acheter des Oreos."

Il semblerait au vu de ces témoignages poignants que les deux camps ont des arguments sérieux pour défendre leur ludobifthèque. Finalement le plus simple eût été que le monde de l'Amiga et celui de la PC Engine se rencontrent... doux rêve, n'est ce pas ? Gardez bien cette idée en tête, et rejoignez-moi sur la savonneuse passerelle séparant le coq de l'âne.

Comment se fait-ce (et déculotté) que les Japonais, à l'exception de quelques groupuscules de joueurs extrémistes, aient pu échapper aux Ataris et Amigas de notre enfance ? C'est que, pardi, ils avaient leurs *propres* ordinateurs 16bits bourrés de jeux géniaux. Des ordinateurs dont nous sommes malheureusement passés complêtement à côté, à quelques exceptions près comme le MSX de Microsoft/Sony/Konami, qui a vaguement tenté une percée sur notre marché encombré. Nous dégustions l'Amiga, le PC et l'Atari ? Les Nippons s'éclataient avec le FM-Towns, le PC-98 et le X68000.

Voilà ce que je vous propose de découvrir aujourd'hui : le PC Japonais, un univers fascinant dont la période dorée des jeux vidéo a été honteusement émasculée en Occident.


"Le X68000 m'a sauvé de la dépendance à l'alcool" (George W.B.)

Ha ha ! J'entends déjà les deux camps hurler à l'infamie !
"comment ?" s'exclament les amigaïstes, "vous espérez nous faire avaler des saloperies tout en japonais qu'on y comprendra rien, avec des jeux frappadingues sans queue ni tête et des graphismes manga qu'on peut pas tôlérer ?"
"Tu cherches les coups ?" menacent les nekofans, "rien de plus simple que de brancher une console, alors pourquoi s'embêter avec un PC ? En plus à chaque qu'on parle d'un jeu console issu du monde du PC japonais, c'est soit un jeu de gestion militaire super compliqué de Koei, soit un RPG aux graphismes archaïques et au scénario incompréhensible, soit un jeu de drague-cul en écrans fixes avec des gamines de 12 ans..."

- I don't...Je n'entends personne crier, Kirk.

- C'est une allégorie, Jennifer.

- Either...Oui, ou alors les amygdales. Les miennes sont particulièrement sensibles, Burt.

- Hum, je... bref, vous êtes méfiants, et vous avez raison. La plupart des PCs Japonais n'ont d'intérêt que si l'on aime certains types de jeux assez spécifiques et surtout si l'on maitrîse un tant soit peu la langue de Terada Katsuya. Mais il existe une exception, qui promet aux fans d'amigaseries et de jeux d'arcade des heures de plaisir sans piffrer goûte aux kanjis : le X68000.

- Holly sh...Quelle chance ! C'est justement l'article que nous proposons aux téléspectateurs !

- Et oui, l'indémodable, l'inoxydable, l'indémoulable X68000 (X68k pour ceux qui veulent économiser les touches numériques de leur clavier). Et cette machine, les enfants, c'est pas de la chaude-pisse en tisane. Le X68k, ordinateur commercialisé au milieu des années 80 par Sharp, a connu une carrière et une dévotion prodigieuses sur l'archipel, à tel point qu'aujourd'hui encore nombreux sont les joueurs, collectionneurs et développeurs (amateurs ou professionnels) potassant dessus. Un des gros points forts du X68000, c'est son design, notamment à partir du magnifique X68000 Ace, le fameux X68k noir qui servait généralement à illustrer les articles sur la bestiole dans nos mags spécialisés. Vos voisins seront subjugués par la ligne splendide de cet aparel d'exception. Mais à l'intérieur du double radiateur noir, il n'y a pas à se plaindre non plus.
En effet l'idée géniale de Sharp fût de faire appel à Hudson pour enfanter la bestiole ; et oui, Nec n'a fait que copier Sharp pour sa PC Engine, car le X68k transpire déjà les Hudsonneries à tous niveaux. D'ailleurs un autre PC de Sharp, le X1, sera compatible avec les HuCards (!). Le résultat de l'alliance Sharp/Hudson, c'est un système d'exploitation très simple d'accès (au niveau des meilleurs OS occidentaux de l'époque), et surtout une architecture d'enfer, assez proche de... l'Amiga ! En effet les deux ordinateurs ont le fameux Motorola 68000 en commun (d'où le nom de la bête - notez l'originalité débordante des créateurs) ; le X68k propose des graphismes d'une finesse hallucinante et une gestion sonore dantesque pour l'époque, permettant notamment la gestion du Roland Sound System.

Un petit exemple : http://bdf.tibone.com/mp3/gfd_bgm_1.mp3

Bref, le X68k est un ordinateur fait par l'équipe responsable du succès de la PC Engine et construit plus ou moins avec les mêmes idées que l'Amiga. Vous comprenez le rapprochement de tout-à-l'heure : malgré sa personnalité propre, c'est ce qui se fait de plus proche entre le monde du micro et celui des consoles dans les années 85-95. Evidemment, on retrouve cela dans la ludothèque de notre prodige.


"Grâce au X68000, j'ai perdu du poids" (Callista F.)

Vous vous rappelez cette douce adolescence où l'on trouvait des jeux sur console ou PC tellement réussis qu'on les comparait aux bornes du moment ? C'était le bon temps du "on se croierait sur Arcade !" et autres "presque aussi bon que l'Arcade !"... une autre époque, en somme. Cela venait notamment du fait que de nombreux jeux issus de l'arcade étaient convertis avec plus ou moins de succès sur les diverses machines du foyer, permettant alors un perfide comparatif des capacités de chaque bestiole et de chaque éditeur à en tirer correctement partie.

Faisons clair et concis, pour une fois. Le X68000 avait un gros avantage sur les PCs et consoles de l'époque : c'était le roi de la conversion Arcade. Nombreux éditeurs issus des salles enfumées comme Konami, Capcom, Namco ou Technos ont réalisé de petits exploits sur X68k.

Les femmes vous regarderont différemment lorsqu'elles verront avec quel soin tous les gros hits Capcom de l'époque furent représentés, que ce soit Super Street Fighter II, ChouMakaiMura (Ghouls'n'Ghosts), Strider, et surtout la meilleure adaptation à ce jour de Final Fight. Allez, pour le plaisir... "on se croierait sur Arcade !". Vous ne serez pas en reste avec des adaptations de vos hits de jeunesse comme Libble Rabble, Baraduke, Crazy Climber, Dragon Buster... Vous préférez l'apogée de l'époque Jamma ? Sans aucune notice nécessaire, vous pourrez, chez vous, rejouer à des mythes tels que Cotton, Pacmania, Death Brade, After Burner II, Alien Syndrome, Marble Madness, Space Harrier, Columns, Granada, Marchen Maze, Thunder Force II, View Point... il serait impossible de faire une liste exhaustive en une seule émission, mais sachez que toutes ces adaptations sont extraordinairement fidèles aux versions originales.

Et ce n'est pas tout ! On a parlé de l'Amiga. On a parlé de la NEC. Sur quelle machine peut-on retrouver à la fois Sylvalion, Bomberman, Atomic Runner Chelnov, Simon The Sorcerer, Image Fight, R-Type, New zealand story, Rygar ou encore Phalanx ? Sur le X68000 bien sûr !

(le public, en choeur) - Oooooh...

N'oublions pas Konami ! Le géant nippon s'est surtout concentré sur les shmups Arcade et leurs dérivés, ainsi compte-t'on de superbes conversions de Gradius I & II, Nemesis'90, Parodius, Detana Twinbee, Salamander (rhâââ lovely) et même un sympathique hack de Nemesis'94 (Gradius II MSX). Notez à ce propos que Gradius était fourni avec les premières versions de X68000 et que se cachait dans les fichiers un certain Gradius Special, qui n'était autre que "l'ancêtre" (ou plutôt l'annonciateur) de Parodius, à savoir un Gradius aux ennemis comiques et/ou empruntés à d'autres jeux.

Et les jeux Technos ! Vous aimez les jeux Technos n'est ce pas, les Kunyo et compagnie !?

- Oh oui, Ernest, personnellement ce sont mes préférés !

- Seulement, c'est parfois compliqué de choisir, car les versions Famicom étaient les plus fun, mais aussi les plus moches...

(gros plan sur une mère de famille dans le public qui acquiesce)

Et bien avec le X68000 que nous vous proposons en exclusivité, fini ce problème. Les Downtown Nekketsu, Kunyo Dodgeball, Kunyo Soccer sont des adaptations de la version Famicom, sans aucun ralentissement et parfois agrémentés de cinématiques magnifiques ! Vous aimez les jeux de réflexion ? Aucun problème : Puyo Puyo, Babel, Tetris, Quarth... les petits softs "prise de tête" se comptent par dizaines. Vous voulez de l'action ? Armored Trooper Votoms, Granada ou Genocide feront l'affaire !

- But...Mais, Steven, quel intérêt de jouer à ces jeux issus de l'Arcade, de la PC Engine ou de l'Amiga, alors que l'émulation permet de jouer aux versions d'origine ? N'y a-t'il pas des jeux disponibles uniquement sur X68k, rendant alors cette machine indispensable pour toute personne de bon goût ?

- Et bien, Jennifer, ton prompteur à raison de se poser cette question. Evidemment, si je vous parle du X68k, c'est que cela en vaut la peine. Et si cela en vaut la peine, c'est qu'il y a des jeux originaux qui dépotent.


"Le X68000 enlève toutes les tâches de gras !" (Marge S.)

Des jeux originaux, il y en a moults et poults sur X68000. Difficile de faire un tour complet de la question, mais pour vous convaincre de la qualité extraordinaire de notre produit, nous avons décidé de vous offrir non pas un, ni deux...

...mais *8* jeux essentiels pour savourer le X68k. La quasi-totalité de ces jeux sont bien sûr jouables pour le non-japonisant, et tous profitent de notre garantie exclusive "satisfait ou remboursé sans question, sans justification". SANS JUSTIFICATION.

- C'est prodigieux, Jim !

- Certains de ces jeux ont été ensuite adaptés sur d'autres formats, des années plus tard, tant ils étaient encore de qualité. C'est vous dire si ce que nous vous décrirons dans quelques instants vaut le détour.

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Vous aussi, découvrez l'incroyable pouvoir absorbant du X68000 ! Appelez maintenant et vous recevrez en prime non pas un, ni deux, mais huit jeux, oui, HUIT jeux exceptionnels, garantis à vie. Ne ratez pas cette occasion unique de grimper dans l'échelle sociale. Le X68000 n'est disponible que par cette offre télévisée. Appelez maintenant et nous vous offrons, si vous faîtes partie les 1000 premiers clients de la journée , ce magnifique ensemble "émulateur X68000 pour Windows en Skaï véritable + litière pour chat aromatisée aux plantes du Guatemala + une broche en plaqué vermeil à l'effigie de Denver le dinosaure". Ajoutez un rayon de bonheur au ciel nuageux de votre vie, commandez le X68000 ! Nos téléopérateurs vous attendent 24H/24.

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- Bonjour, c'est de nouveau Chuck Norris. Voici les huit jeux que vous allez découvrir grâce à notre offre exclusivement disponible en passant par nos téléopérateurs.

Commençons par l'inévitable et indispensable Akumajou Dracula. Il s'agit d'un des épisodes-phares de la série Castlevania, et certainement du jeu qui fait le plus parler du X68k. On y retrouve le mythique Simon Belmont (qui s'appelle ici Simon Belmondo, ce qui confirmera les soupçons de certains) dans une version très proche dans l'esprit et le gameplay d'Haunted Castle sur Arcade. Bourré d'idées (notamment un passage en radeau et un niveau de glace mémorables) et servi par une bande sonore légendaire, ce jeu a sû traverser les âges au point de s'être vu porté sur PlayStation il y a peu. Un des meilleurs Castlevania, et peut-être le jeu qui justifie à lui tout seul l'investissement dans un X68000 ou du moins dans l'émulation de cet ordinateur fantastique.

Restons dans les séries à succès avec Ys. Oui, l'antique Ys, qui a engendré des adaptations sur à peu près tous les systèmes connus (on peut même trouver une version CGA). Peu de jeux Falcom sont sortis sur X68000, mais Ys et YsIII font honneur à la série. YsIII X68k se targue d'être la meilleure version sortie à ce jour, mais il est en somme assez peu différent de ses homologues consoleux, et par conséquent reste la brebis galeuse de la série. Alors pourquoi ce focaliser sur le premier Ys ? Parce que sur le radiateur noir il jouit d'une ambiance unique dans la série. L'aspect "mangasse" a été complêtement abandonné, et l'on se retrouve avec un jeu étrange, aux graphismes hallucinants de finesse mais au sprite-design très proche du graphisme classique européen. Le tout donne un résultat qui risque de plaire à peu de gens, mais force est de reconnaître que cette adaptation du chef d'oeuvre Ys possède sa personnalité propre. Le jeu gagne encore en identité grâce aux excellentes musiques ("comme d'habitude" préciserait Claude François) de l'ordinateur nippon, mais aussi -c'est une agréable surprise- à l'intervention d'Amano Yoshitaka (charadesigner des 6 premiers Final Fantasy ainsi que du neuvième) pour quelques trop rares illustrations plein écran, notamment le sublime écran-titre. Voilà de quoi ramener l'être aimé dans votre lit en moins de temps qu'il n'en faut pour tourner une suite de Missing In Action !

Passons maintenant à ce qui permet au X68k de jouir aujourd'hui encore d'une aura toute particulière auprès des fans d'Arcade : sa capacité à produire une floppée de shmups phénoménaux. Car ne vous y trompez pas, le X68000, sous ses airs de sympathique objet de curiosité, se révèle un concurrent sérieux à la Saturn et à la NEC pour décrocher le titre de bécane "reine du shmup" !
On doit cet état de fait au phénomène qui donne aujourd'hui une nouvelle jeunesse au genre sur PC : le dev amateur, ou plutôt dans le cas du X68k le dev semi-professionnel, et en particulier les petits génies de Sprite. Avec Microcom, qui a oeuvré à l'adaptation de nombreux hits d'arcade, Sprite est sans doute l'éditeur pro-X68k le plus important de l'histoire de notre ordinateur préféré (si si, vous aussi c'est devenu votre ordinateur préféré... regardez bien le disque tournoyant... je vais compter jusqu'à cinq...). Ainsi au milieu des nombreux hits apportés par Hudson et Konami ou des adaptations réussies comme Granada ou Sol Feace, Sprite a su creuser son trou en proposant des jeux originaux et toujours addictifs.

Le premier est Akazukin Cha Cha Cha. Il s'agit d'un doujin-game (jeu non-officiel profitant d'une license) basé sur l'univers bien connu de son héroine éponyme, dont les inconditionnels de la Super Famicom (grâce à un RPG) et de la PC-FX (grâce à un Party Game) connaissent déjà la frimousse. On se retrouve ici devant un clone de Cotton (également disponible sur X68k) en plus réussi ! Ultra kawaii avec ses ennemis-lapins, ses clins d'oeil aux productions concurrentes (des abeilles Twin Bee dans le premier niveau par exemple) et ses Bosses-épouvantails, la réalisation fera fondre tous ceux qui ont apprécié mon grand rôle dramatique dans Delta Force. Le gameplay n'est pas en reste, avec un système de jauge d'expérience pour le tir et un bouclier automatique à gérer intelligemment.
Un deuxième jeu Sprite figure dans notre sélection, et il s'agit cette fois d'un shmup vu de haut, Zugyâ. Mettons sans embage les barres sur les "i" et la barre dans le "Q", Zugyâ est un chef d'oeuvre ; en tout cas un de mes shmups préférés toutes machines confondues. Le petiot ne paie pas de mine, mais sous ses faux airs de Thunder Force II dopé au Bangai-Oh, il se révèle addictif en diable. Mais attention, hein, pas du yaourt réchauffé addictif cinq minutes comme les petits freewares gentillets de notre quotidien priapique ; on navigue avec Zugyâ dans la dépendance sournoise coupeuse de vie sociale, du broute-minou ludonumérique qui fait saliver les collégiennes. Le jeu fonctionne selon un schéma très simple. A chaque niveau correspond une carte mesurant une douzaine d'écrans. En fond, le vide intersidéral, et au premier plan votre petit vaisseau motivé. En bas à droite, un radar vous indique les bases que vous devrez détruire (dnas un temps limité) pour passer au niveau suivant. Facile. Vôtre robot se manie aisément. Il peut aller dans toutes les directions, foncer avec le bouton de boost, et tirer. En laissant le bouton de tir appuyé, on locke le robot dans sa direction de tir initial. Ainsi l'on se déplace encore où l'on veut, mais en tirant toujours vers le même bord de l'écran. Plus on reste appuyé sur ce même bouton, plus la jauge d'overdrive se remplit, dégageant lorsqu'on le relâche un champ d'énergie dévastateur. Hop, en quelques phrases, vous avez déjà assimilé 90% du jeu. L'intérêt du soft vient des bases. Celles-ci sont toutes composées selon le même principe : plusieurs "pods" (entre 5 pour le plus petit et une douzaine pour les plus gros) assemblés de sorte à protéger le pod central, qui fait office de générateur de la base. Une fois détruit, tout l'assemblage s'eclipse. Les autres pods servent évidemment de mécanismes de défense. On trouve ainsi des pods lances-missiles, des Pods créateurs de vaisseaux ennemis, des pods tireurs de lasers à tête chercheuse, des pods bras mécaniques, des pods déréglant la gravité autour de la base... sans oublier quelques pods renfermant des options telles qu'un bouclier ou une puissance de feu accrue. L'addiction est provoquée par le rythme infernal des parties : on enchaîne les niveaux à une vitesse folle, puis grisé par la célérité du vaisseau on en vient à se laisser aller à quelques folles arabesques, frôlant les micromissiles adverses, avant d'être dûrement ramené à la réalité par un austère "game over". Quel pied !

Bien d'autres shmups auraient pu figurer dans notre sélection, comme Dive On ou Armored Trooper Votoms Dead Ash, mais il serait dangereux de trop insister sur ce genre de jeu. Laissons donc à Cho Ren Sha 68k l'honneur de conclure cet apparté "bullet hell flavored" comme les recettes de ma grand-mère. Production totalement amateur, Cho Ren Sha 68k se rapproche plus des productions Toploan, voire des shmups amateurs de renom tels que Shooter Solitude System, Storm Caliber ou Tokimeki Dangerous sur PC. Rien de bien original, mais le jeu transpire la passion et le travail bien fait ; de plus il s'agit d'un des rares shmups X68000 à proposer le feeling des bornes de la seconde moitié des années 90.

Pour nous reposer l'esprit de ces instincts guerriers, pourquoi ne pas enchaîner sur un univers connu pour sa courtoisie et ses marques de respect : le sport. *tousse*
Nous avons déjà évoqué l'excellent U.S. Championship V'Ball adapté de la borne d'arcade de Technos, alors concentrons plutôt nos sur un sport en vogue au pays du soleil levant ; vu que peu d'entre vous risquent d'être attirés par les complexes et archaïques simulations de catch comme Exciting Hour, c'est vers l'excellent Yakkyuu'68 de Konami que nous allons nous tourner. "Yakkyuu" signifiant baseball en jap, vous vous doutez bien qu'il ne s'agit pas d'une simulation de curling. Les fans de baseball et/ou de Konami savent que cet éditeur s'est acquis une sacré réputation dans les soirées de l'ambassadeur avec la série SD "PowaPuro" (Jykkyou Powerful Pro Yakkyuu pour les amateurs de futiles envolées lyriques), et le gameplay de Yakkyuu'68 est du reste très proche de celui de la série phare de l'éditeur. Le gros changement réside dans l'aspect réaliste des graphismes. cela pourra rebuter les fans d'ambiances typiquement nippones, mais il s'agit d'une brique de plus dans le mur de la satisfaction pour les joueurs plutôt attirés par le feeling des productions occidentales ; sans compter le résultat rend étonnament bien, le soft restant au combien plus chaleureux par exemple que les froides productions 3D des dernières consoles. Ajoutons à cela la sempiternelle mirifique ambiance sonore, et nous avons là le jeu qu'il faut pour assouvir votre soif de découverte d'un sport délaissé en Europe (il y a une coccigrue dans cette phrase, sauras-tu la trouver ?).

- mais, Ziggy, ne parlons-nous pas d'un hardware japonais ? Je ne vois aucune trace d'un petit jeu débile aux graphismes moches mais néanmoins ultrafun et complètement idiot ?

Alors il est temps de mentionner Butasan !
Que diriez vous d'un soft mettant en scène des cochons bipèdes enfermés dans un pré et devant se jeter des dizaines de bombes à la figure sans oublier de se vautrer au sol pour esquiver les velléités adverses ? C'est idiot, c'est moche, c'est super poilant = c'est bien un jeu japonais comme on les aime. Un Bomberman sous amphétamines qui vous scotchera au paddle quand le besoin pressant d'oublier un lundi morose se fera sentir. Des tests en laboratoire dans plus de 3 continents ont prouvé que ce jeu n'avait *aucun* rapport avec la propagation du cancer du sein dans les pays en voie de développement. Nous pouvons en conclure que jouer à Butasan est bénéfique pour la santé de l'humanité toute entière !

Il ne reste malheureusement de place que pour un dernier jeu. J'ai choisi Reinforcer.
Ce n'est pas le plus fun. Ce n'est pas le plus long ou le plus original. Non, si je pointe ce titre de mon doigt boudiné, c'est qu'il possède un enrobage à rendre jaloux le papy des Werther's Original. Une musique, des cinématiques et surtout une introduction à couper le souffle : voilà l'unique raison pour laquelle je veux vous faire découvrirReinforcer. Ensuite libre à vous de vous plonger dans cet amalgame entre Alien Syndrome et The Chaos Engine (haha, là ça donne envie) tout juste impossible à finir sans tricher (heh, moins fun, déjà) et assez rébarbatif (hop, ça débande sec). Le tout reste un soft modérément sympathique, mais s'il vous faut ce jeu, c'est pour pouvoir laisser tourner en boucle son intro trippante bourrée de références aux groupes de hard et de métal des années 80.





"Le X68000 est également un bonheur pour l'oreille" (Vincent V.G.)

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Vous aussi, découvrez l'incroyable pouvoir absorbant du X68000 ! Appelez maintenant et vous recevrez en prime non pas un, ni deux, mais huit jeux, oui, HUIT jeux exceptionnels, garantis à vie. Ne ratez pas cette occasion unique de grimper dans l'échelle sociale. Le X68000 n'est disponible que par cette offre télévisée. Appelez maintenant et nous vous offrons, si vous faîtes partie les 1000 premiers clients de la journée , ce magnifique ensemble "émulateur X68000 pour Windows en Skaï véritable + litière pour chat aromatisée aux plantes du Guatemala + une broche en plaqué vermeil à l'effigie de Denver le dinosaure". Ajoutez un rayon de bonheur au ciel nuageux de votre vie, commandez le X68000 ! Nos téléopérateurs vous attendent 24H/24.

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- Harry, je crois que les téléspectateurs sont maintenant cons-vaincus du potentiel extraordinaire du X68000. Mais, comment y jouer ? Il va être fastidieux de se dégoter puis de brancher et configurer correctement un ordinateur japonais des années 80-90 aujourd'hui...

- Vous avez raison Cindy, c'est pourquoi...

- Mon nom c'est Jennifer, Tom.

- *sigh* ...c'est pourquoi nous vous offrons, si vous avez la chance extraordinaire d'être l'une des 1000 premières commandes de la journée, un magnifique ensemble composé d'un émulateur X68k de votre choix entre deux produits dont la qualité et la facilité d'utilisation sont reconnues par les plus grands experts d'Amérique du Nord : WinX68k HighSpeed ou EX68. Tous deux sont déjà disponibles avec quelques ROMs depuis plusieurs années dans des enseignes aussi fameuses que www.jcec.co.uk et utilisés par des centaines de millions de rétrogamers satisfaits !

- That's...c'est fantastique !

- Mais ce n'est pas tout ! Nous vous offrons également, sans supplément de frais de livraison, cette magnifique litière pour chat aromatisée aux plantes du Guatemala, connues pour leur fraîcheur revigorante !

- Grea...Génial ! En plus j'allais m'acheter un chat !

- Et ce n'est pas tout. Pour émerveiller vos amis lors des réceptions mondaines, voici un travail d'orfèvre : une broche en plaqué vermeil à l'effigie de Denver le dinosaure !

- Wond...Prodigieux ! Tous les produits que j'avais utilisé jusqu'alors ne m'avais jamais rendu aussi pleinement satisfaite de ma condition de femme. Quel bonheur que de jouer au X68000 !

Et ce bonheur continuera encore longtemps, La scène X68000 étant loin d'être morte. L'ordinateur nippon n'a cessé de connaître des évolutions techniques, d'abord grâce au soutien infaillible de Sharp, puis grâce à la volonté des fans de la machine ; Ainsi les derniers jeux tournent-ils sur CD-ROM et rivalisent-ils de beauté avec les productions Windows, comme le très récent Ano subarashii o mou ittotsu. Grâce à la PCB Ethernet LAN "Neptune-X", les X68kDorks peuvent eux aussi naviguer et même créer leur propres pages sur le Net ! Et les webrings d'entraide et de collection fleurissent ! En entrant dans la galaxie X68000, vous ne découvrez pas seulement un passé glorieux, mais une alternative encore actuelle et bien vivante : en somme une autre façon de vivre les jeux vidéo.

***

Vous aussi, découvrez l'incroyable pouvoir absorbant du X68000 ! Appelez maintenant et vous recevrez en prime non pas un, ni deux, mais huit jeux, oui, HUIT jeux exceptionnels, garantis à vie. Ne ratez pas cette occasion unique de grimper dans l'échelle soc


*le programme s'interrompt*




Un type morne au visage sérieux, qui avec son regard d'une neutralité effrayante de désintéressement aurait pu passer pour un inspecteur des impôts neurasthénique si vous l'aviez surpris devant votre palier, a pris place dans le studio d'information de la chaine pour communiquer une dépêche visiblement de la plus haute importance.


- Mesdames, mesdemoiselles, mesdemoisaux, mon chien, messieurs, bonsoir.
Ou bonjour, je ne sais pas ce qu'on dit à cette heure-ci. Bonne nuit ? Bref. il vient de nous parvenir une nouvelle tragique, qui va sans doute faire l'effet d'une douche froide sur notre belle nation dans les heures qui viennent. Chuck Norris, ce magnifique acteur aux poils subnasaux d'une masculinité farouche et au regard si doux, vient d'être retrouvé assassiné chez lui, dans sa Villa de Palm Spring. Son meurtrier aurait fait traverser un X68000 par l'intégralité de l'appareil digestif de l'acteur, mais dans le sens inverse de celui que Dieu nous a conseillé de suivre. L'arme du crime, un ordinateur japonais des années 80 dont l'acteur faisait brillamment la promotion sur cette même antenne, est en cours d'analyse dans les laboratoires de la police fédérale.
Cependant les soupçons des enquêteurs se portent déjà sur la Mafia des Moustaches, une sinistre association de malfaiteurs qui extorquerait les moustachus célèbres en leur imposant la "taxe du poil". Nous avons en duplex de Washington un célèb...

*Ptiouuuuuuu*



Don Mario éteignit la télévision de son bureau ; Il en avait assez vu. Ainsi le coup de fil d'un de ses informateurs disait vrai ; Chuck Norris avait été assassiné.
Luigi, le consigliere de la fameuse Mafia des Moustaches, pénétra brusqement dans la pièce , la nervosité de ses gestes trahissant sa panique.


- Mamma mia, Mario, tu es devenu fou !? Pourquoi as-tu éliminé Chuck ? Il nous payait régulièrement ! Monsieur Groucho Marx, qui nous refilait des faux chèques sous prétexte qu'il avait une fausse moustahce, je comprends. Monsieur Bové, qui voulait se dédouaner avec des pommes de terres bio, passe encore. Mais pas Chuck !

- Imbécile, ce n'est pas nous qui l'avons tué.

- !?! Mais alors qui ?

- Je ne sais pas. Soit quelqu'un qui nous voulait du tort, soit quelqu'un qui voulait du tort à Chuck Norris.

- Alors il faut le venger ! Je vais demander à Yoshi de préparer les "camemberts", et on enverra les champignons arroser quelques planques de malfrats histoire d'affoler la souricière !

- Me ne Frego de Chuck. Mais je veux comprendre ce qui s'est passé. On ne peut pas envoyer nos hommes, la police fédérale et les journalistes vont nous surveiller de près et on ne peut pas acheter tout le monde. Trouve-moi un "privé" et envoie-le sur la piste du tueur pour nous.

- Un privé, un privé... Il y a bien ce type qui a évité un carnage dans le west side il y a quelques semaines ; il parait qu'il est du genre attaché à certaines valeurs communes aux nôtres... l'alcool ou les femmes par exemple. On devrait trouver un terrain d'entente.

- Bien, assure-toi de sa coopération. Fais lui une offre qu'il ne pourra pas ref*


- Hop hop hop n'en dis pas plus, frérot, on a déjà eu assez de problèmes comme ça avec les avocats de monsieur Puzo. J'irai le convaincre à la première heure demain matin. Quoi qu'il en soit, j'ai l'impression qu'on s'embarque tous dans une sale affaire.

(à suivre...)

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