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Gekido

Baston in the pocket , par des fans pour des fans.

Getsufuumaden

Plateforme : Nintendo NES
Genre : Aventure action
Editeur : Konami
Année : 1987
Article par : CHAZumaru
Dessin par : Gentil_G

 
"Un dernier vers et on rentre !" -une enquête de Bob Satan-

Chers lecteurs, Bouledefeu International Superproductions vous présente, en exclusivité mondiale, le summum de la haute technologie moderne : la possibilité d'apprécier cet article tel que son auteur aurait voulu que vous le ressentiez vraiment, avec, pour la première fois dans l'histoire mondiale de l'humanité, la présence d'une "bande originale de l'article", proposée en BGM optionnelle SANS AUGMENTATION DU PRIX DE L'ARTICLE.
Ainsi, à chaque paragraphe, il suffira de copier/coller l'adresse du mp3 proposé dans votre lecteur mp3 (sans oublier d'activer l'option "repeat") pour profiter de toute l'intensité, de la sensualité, et de l'émotion de cet article. Bonne lecture !

Note de tam : pour des raisons de place, nous avons supprimé les MP3, pour en profitez il ne vous reste qu'à tester cet excellent jeu, et l'article saura vous en convaincre.





BGM 01 : http://bdf.tibone.com/mp3/gfd_bgm_1.mp3


Ce matin-là, Bob Satan avait franchi les quatre étages
le séparant de sa cliente avec toutes les peines du monde.
Il avait passé la soirée avec une copine douze ans d'âge
peu farouche quand on l'accompagnait de quelques blondes.

Elle avait pris contact avec lui au début de la semaine.
Une affaire que l'alcool aurait dû effacer de son esprit
mais, malin comme un singe, Satan avait pris la peine
de noter soigneusement le rendez-vous dans son vomi.

Par contre impossible de se souvenir de quoi il retournait
ce qui n'inquiétait pas notre privé poivrôt outre mesure,
sachant que sa déduction encore une fois le dépannerait
comme quand il cherche où il a garé sa $%#*! de voiture.

D'un geste certain Bob agressa le bouton de la sonnette
avec son doigt préféré pour se gratter le c.. : l'index.
Elle ouvrit la porte : une jolie poupée encore en nuisette
(vous savez, de celles qui ne cachent ni seins ni sexe).

"Bah merde! Midi moins le quart, la p'tite aurait pu s'habiller"
pensa Bob, alors que ses yeux avaient de suite plié bagage
vers les formes chaloupées et le popotin ferme de la pépée ;
vicieuses cornées qui n'eurent pas à se plaindre du voyage.

"Plutôt que d'examiner mon corps", fit remarquer le parcours,
"pourquoi ne pas dès à présent régler notre petite affaire ?"
La situation était délicate et sans flagrante issue de secours ;
le pauvre Satan naviguait bien malgré lui en plein mystère.

"Mais rappelez-moi donc, mon petit flamand rose des îles,
ce qu'il en est exactement." annonça crânement nôtre héros,
espérant ne pas rencontrer là quelconque affaire difficile
et que, pour le match de ce soir, il serait rentré assez tôt.

"C'est vous le spécialiste !" dit-elle quand il franchit le seuil.
"Je vous laisserai juger par vous-même." Son petit appartement
se distinguait par une décoration plutôt kitsch et tape-à-l'oeil.
Elle le conduisit jusqu'à une porte, hésita l'espace d'un instant.

Aucun doute n'était permis, c'est derrière celle-ci que Satan
comprendrait enfin ce qu'il fait là. Apercevant des serpillères,
il essaya de deviner ce qui l'attendait : cadavre noyé dans son sang,
menaces de mort ou cambriolage ...mais ce n'étaient que les ouatères.

Vide de corps ou d'effraction, un trône dans sa simple splendeur,
qui cependant au vu des flaques sur le sol se révélait incontinent.
C'est alors que Bob se rappela : pour s'acheter un réfrigérateur,
le privé avait récemment eu l'idée de devenir plombier à mi-temps!

Malheureusement la pauvre homme avait rayé de sa mémoire
cette trouvaille ma foi... sensée, mais sans avenir aucun ;
idée qu'il imputait à sa très légère inclination à boire
alcool, décapant, produit-vaisselle qui passait sous la main.

"Me voilà marri", éructa Bob. "Ah non, mon nom c'est Jennifer"
précisa au Mario Brother de l'aggloméré la célibataire idéale.
"Eh bien soit, je vais tout de même voir ce que je peux faire !"
Et par sa main droite les WC subirent leur premier toucher rectal.

Très vite il sentit quelque chose, qui bloquait sûrement le syphon.
Il dû s'y prendre à plusieurs fois, et l'extirpa avec grande peine.
Bob n'en crut pas ses yeux. "Je m'inquiète un peu de votre digestion
car ce que j'ai trouvé, c'est un jeu famicom complet: Getsufuumaden."

BGM 02 : http://bdf.tibone.com/mp3/gfd_bgm_2.mp3

"On s'en tap... err, je veux dire, waouh je ne sais pas comment vous
remercier" s'égosilla Jennifer, dont je vantais plus haut le buste.
Sur ce elle ôta sa nuisette : "Je suis sûr que tu es un bon coup !"
Mais Bob avait la tête à autre chose. "Quelque chose me tarabuste..."

Elle se mit à genoux, décidée à le soulager, mais la pauvrette
ne savait pas que chez les privés prédomine le besoin d'élucider :
Que pouvait faire "Getsufuumaden", jeu de Konami sorti à l'été 1987
coincé ainsi dans les toilettes de sa jeune cliente péroxydée.

Bob se mit en quête d'expliquer à l'innocente et ignorante demoiselle
toute l'ironie de l'aventure. Car s'il y avait bien une injustice
servant d'exemple dans l'histoire vidéoludique, c'était bien celle
de ce jeu, trop en avance sur son temps (ce dont se foutait la miss).

"Vois-tu ce jeu, adorable gamine, est sorti en 87 ! Et à l'époque
tout le monde s'extasie sur des jeux comme "Super Mario Bros".
Et pourtant "GetsuFuumaDen" (GFD) le réduit à l'état de breloque,
car il est bourré de grandes idées. Mais il était trop précoce.

Oui, ce grand jeu n'a pas la place qu'il mérite dans le panthéon
des oeuvres majeures du jeu vidéo. Et là tu crois que j'emphase.
Mais je vais te prouver que non ; écoute bien mon argumentation.
Et lâche mon Pénis cinq minutes, je peine à terminer mes phrases.

GFD n'est jamais sorti du Japon, mais des patches de traduction
permettent sur ému de profiter d'une très utile version anglaise.
Car s'il est facile de comprendre comment effectuer chaque action,
les indices parsemés dans le jeu rendent les niveaux moins balaises.

Le scénario, car il se tient, conte l'histoire du valeureux Fuuma
dont les frères ont combattu en vain les démons d'une île maudite.
Pour les venger et refouler les monstres hors du royaume, il devra
récupérer les 3 épées sacrées cachées dans l'île (...lâche ma bite).

Le périple l'emmènera dans diverses îles, donjons, et châteaux,
le tout permettant de proposer au joueur déjà sous le charme
moults niveaux riches et variés, un boss à chaque fin de niveau,
divers objets à utiliser intelligemment, et plusieurs armes.

En gros ça donne quoi ? D'un point de vue technique, le jeu déchire.
Graphismes fouillés, musiques géniales et diversité esthétique :
pour un jeu famicom, celui-ci procure à tous nos sens du plaisir.
Mais (ne défais pas ma braguette, merci), comme les gars du Titanic,

nous n'avons vu qu'une petite partie de l'iceberg (Aïe, mes fesses !)
Ce qui fait la grande force de Getsufuumaden, c'est sa profondeur.
Car le gameplay du jeu, pour l'époque, détonne de par sa richesse
et surtout la façon dont Konami a sû donner au mélange sa saveur.

Le système de jeu est séparé en trois parties. On se déplace d'abord
sur une carte vue de haut, en tentant de trouver le meilleur chemin :
on croise des campements de magasins qui contre quelques pièces d'or
permettent d'acheter des objets parfois indispensables pour voir la fin.

On peut également croiser des campements d'habitants promulguant conseils
tout en japonais, ou bien des guérisseurs très utiles pour soigner Fuuma.
Mais le plus important reste les régions démoniaques, ou l'ennemi sommeille...
(pendant ce temps, Jennifer s'allume une clope et s'assoit sur le sofa)

BGM 03 : http://bdf.tibone.com/mp3/gfd_bgm_3.mp3

Ces régions ne sont pas toutes obligatoires, proposent obstacles divers,
graphismes variés, bestaire conséquent, et se jouent en vue de profil.
On les traverse entièrement à chaque passage, même en revenant en arrière.
La plupart cachent trésors et items et ne sont jamais trop difficiles.

Cette séquence de jeu est très souvent comparée à son cousin Castlevania,
mais elle exploite encore mieux le côté plate-formes, à tel point qu'on peut
comparer le jeu à des titres comme Power Blade mélangeant avec maestria
action frénétique et sauts mémorables... or GFD est beaucoup plus vieux !

(Cela ne semblait pas choquer la mignonne qu'on soit obligé de prendre comme
exemple comparatif des jeux sortis beaucoup plus tard, d'ailleurs Bob soupçonnait
qu'elle ne s'intéresse pas plus que cela aux merveilles méconnues sur Famicom)

Cette séquence de jeu est soutenue par une petite merveille de gameplay.

Fuuma répond parfaitement, seule son animation d'attaque au sabre
demande un temps d'adaptation. Mais à l'époque, le système de saut est sans
concurrence sur Famicom. Il est très particulier, et plutôt qu'inutiles palabres
je préfère vous laisser le goûter, au bon lait, à garder frais... excellent.

Ajoutons à cela que le bouton Start gère les divers items achetés
ou trouvés auparavant, et vous constaterez par vous-mêmes que les
possibilités de GFD sont multiples, surtout -désolé de tant le souligner-
pour un jeu sorti à l'époque ou la référence était un vulgaire plombier.



Je vous laisse un peu reprendre votre respiration parce que je sais que ce texte en vers est assez exigeant et que ça fatigue les pauvres petits yeux...
Allez on s'étire, on va boire un verre d'eau...
'a y est c'est bon ? Alors on reprend :




La blonde finit par accepter qu'elle n'en tirerait rien de bon.
Elle en profita pour se rhabiller promptement et quitter la pièce.
Bob fût fort déçu de son attitude et retroussa son pantalon.
Retrouver un tel jeu aurait dû lui soutirer de l'allégresse.

Car il n'avait par exemple même pas eu le temps s'entretenir
avec elle sur la présence sporadique de donjons pour récupérer
chaque épée sacrée. Ces stages sont pour notre plus grand plaisir
l'occasion d'intégrer un nouveau gameplay novateur et fignolé.

Le titre se transforme alors en jeu d'aventure à la Dungeon Master,
sauf que le héros se bat en temps réel quand il croise un ennemi.
Presque comparable à Ultima Underworld, mais cinq ans en arrière,
c'est LA preuve qu'on était en avance sur son temps chez Konami.

Ces passages sont labyrinthiques et requièrent boussoles et bougies,
qu'on aura eu l'intelligence d'acheter dans un campement proche.
Les combats s'effectuent en face à face, comme un Punch Out de folie
où Little Joe aurait des techniques de ninja et un katana dans sa poche.

Ajoutons à cela la présence d'une gestion de l'expérience du maniement
de l'épée, ce qui en fait un véritable Action RPG sous certains aspects,
la présence de stages bonus cachés et des boss originaux et excitants,
et elle comprendrait pourquoi ce jeu inspire à ce point le respect.

Bob décida de se servir un verre, poussa la caméra et le preneur de son,
ouvrit le minibar et rencontra un Scotch... les deux devinrent intimes.
Tout allait bien jusqu'à ce qu'il réfléchisse deux secondes à l'action
précédant sa désaltèrante rencontre avec le seul britannique qu'il estime.

BGM 04 : http://bdf.tibone.com/mp3/gfd_bgm_4.mp3

Caméra ? Preneur de son ? Bob écarquilla les yeux. Il se retrouvait face
à une foule syndiquée, que Satan classifia de techniciens du Grand Ecran.
Et au fur (et peut-être même à mesure) que sa mémoire refaisait surface,
il semblait certain que notre cher privé s'était fourvoyé un long moment.

Cela lui rappela que Getsufuumaden, sous ses aspects de gendre idéal,
avait également quelques zones d'ombres qu'il camouflait discrètement.
Derrière son étiquette de jeu en avance sur son temps et ultra-original
GFD souffre de l'existence d'un jeu de Namco, sur Famicom également.

Mais "Genpei Toumaden" (c'est son petit nom), est sorti un an avant !
On retrouve multiples similitudes frappantes entre ces deux vieux jeux.
Déplacement sur carte comparable, et selon les versions combats variant
entre beat'em up classique et combats à la Dragon Quest. Cela dépend de

quelle version de Genpei Toumaden vous avez entre les mains (PC Engine,
Arcade ou Famicom), mais, quel que soit le support, de nombreux détails
esthétiques choquent le joueur, comme leur ressemblant héros éponyme,
certains personnages ainsi que l'utilisation des Torii (grands portails)

pour signaler le début et la fin d'un niveau. C'est très troublant, ma foi.
Cependant des deux c'est de loin GFD le meilleur et il a, du reste,
notamment grâce à son bestiaire, fortement inspiré la série Castlevania.
C'est sûr Bob aurait aimé raconter ça à Jennifer, mais la petite peste

n'en avait que faire et revenait avec à ses côtés un barbant transpiru.
(pardon, un "barbu transpirant"). Bob le reconnut, c'était le producteur
qui l'avait engagé dans un bar pour jouer les plombiers dans un film de c...
Oups! une soudaine sobriété permit à Bob de saisir enfin sa légère erreur.

Le barbu s'enflamma "Mais #### de ########### t'es pas foutu
de #### cette sale ####### ## ####, quel ### d'empoté !"
(oups désolé, la Commission de Surveillance Boulettique du contenu
du site nous empêche momentanément d'avoir accès à ces propos colorés)


Bref une fois encore Satan passa un sale quart d'heure américain.
Il aurait dû gentiment troncher la petite sans réfléchir
mais le hasard a voulu que se retrouve entre ses mains
un de ces joyaux dont il fallait honorer le souvenir.

Ainsi Bob repartit penaud et sans un sou de son affaire
ni même les petites gâteries d'une blonde comédienne,
mais, après tout, le bougre n'en n'avait que faire :
il avait gardé avec lui le fameux "Getsufuumaden".

Ce soir il allait dépoussiérer sa Famicom, rebrancher ses vieux fils
et se taper une p'tite soirée peinard dans la peau du brave Fuuma,
laissant ainsi derrière lui ces histoires de plombier pornophile :
un tel jeu méritait bien de s'être farci tout ce cinéma...



THE END







avec :

Robert Satan Jr (Bob Satan)
Ashwarya Rai (Jennifer)
Demis Roussos (le barbant transpiru)
Johnny Walker (la copine douze ans d'âge)


Monsieur Satan est coiffé par son oreiller. Madame Rai est habillée par temps humide. Aucune bouteille d'alcool n'a été volontairement ou involontairement maltraitée durant l'écriture de cet article. Toute ressemblance avec des faits réels ne serait que la putain de faute à pas de chance. L'auteur remercie sa famille, son ventre, et surtout Tam et G_G pour leur immense compréhension (ou d'avoir bien fait semblant).




Comme j'apprécie les gens qui restent jusqu'à la toute fin des crédits et que vous m'êtes sympathiques, voici un lien pour télécharger les excellentes musiques du jeu au format .nsf (lisible par la plupart des émulateurs et Winamp grâce à certains plug-ins) :
www.castledragmire.com/hynes/downloads/music/getsufuu.zip

Patch de traduction disponible à cette adresse :
http://www.zophar.net/newtrans/?op=show&type=nes
~Bye Q

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