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Monochrome Avalanche

Pour bien démarrer la nouvelle année, voici dix jeux séduisants et monochromes à la fois !

Sortez petit...

Wai Wai Racing

Plateforme : Gameboy Advance
Genre : Course de Kart
Editeur : Konami
Année : 2001
Article par : Gentil_graphiste
Dessin par : Gentil_g

 
Line up et Goemon

Un sacré bon petit jeu dans la line-up nintendo lors de l'éclosion de la GBA : Wai Wai Racing, nommé plus tard Krazy Racers de par chez nous. En clonant le célèbre Mariokart quelques mois avant sa sortie sur la portable, Konami a pourtant pris un gros risque. Les gens vont bouder le jeu, attendant fébrilement la version officielle dotée des vrais personnages de la bande à Mario. Aujourd'hui, ce dernier est sorti sur GBA, et a évidemment fait un carton. Le jeu est très bon bien sûr, mais malgré tout, avec le recul, je ne peux m'empécher de trouver Wai Wai vraiment plus excitant. Faites chauffer vos moteurs, et en piste pour la suite.

Le casting de la gloire

La question à se poser avant de jouer avec Wai Wai Racing, c'est jusqu'à quel point vous êtes attaqués du ciboulot par les vieux jeux vidéos, en particulier par ceux de l'éditeur Konami ? Car tout le jeu n'est que clins d'oeil autour de ses univers. La démarche n'est pas nouvelle, on trouve déjà des jeux "Wai Wai" mélangeant divers personnages konami sur Famicom dans des jeux de plateforme par exemple. C'est donc avec grand plaisir que l'on ira ensemble sur la grille de départ observer les participants : tous proviennent de grands classiques, et on se réjouit de retrouver leurs mondes et codes graphiques dans les décors, ainsi que les thèmes musicaux appropriés. Dans un désordre loin d'être exhaustif, nous voilà en compagnie du fantastiquement médiéval Goemon, du Poulpe de Parodius, du Ninja de Metal Gear Solid, du baseballeur super déformé Powapuro, de la Statue de Pâques des Gradius, de la mascotte des Pop'n Music ou encore de Dracula de Castlevania. Plutôt impressionnant non ? Inutile de dire que si vous êtes fan d'un ou plusieurs des jeux cités ci dessus, vous allez orner votre bouche d'un très joli ceintre quand les stages défileront. Vraiment sympa, d'autant que certains héros sont cachés et que vous en débloquerez trois de plus une fois le jeu parfaitement plié.

Scenes In-Game

Voilà pour le casting, mais si nous passions au jeu en lui-même ?
L'interface principale des menus est un petit ordinateur personnel accompagné d'une très mignonne chanson avec voix digitalisées impossible à se sortir de la tête. Vous allez avoir l'air très bête à siffloter ça toute la journée au boulot, vous voilà prévenu.
Cet ordinateur va vous guider tout au long de la progression. Dès le départ, votre boite mail clignote, et surprise, vous êtes invité à un grand tournois par un certain Konami-Man (**tousse tousse**) avec des brouzoufs à gagner ! Un petit tour vers le tableau des rumeurs vous apprendra qu'en plus de ce championnat, vous pourrez en débloquer d'autres en passant des épreuves de time attack ou de défi en un contre un. Ce système rend la progression très rigolote, même si évidemment il n'y a rien de très compliqué et que finalement le principe reste de terminer un championnat, en attaquer un autre, puis le suivant, etc... L'argent ramassé ci et là pourra vous servir à acheter des bonus dans la boutique.

Les courses en elles-même sont une copie carbone de Mariokart : les cases avec un point d'interrogation sont remplacées par les cloches de Pop'n Twinbee que l'on retrouvait déjà dans Parodius.
Une cloche bleu vous amène un turbo, vous pouvez en cumulez avant de les utiliser afin de les rendre plus long et plus forts. Une cloche rouge, et là ça devient plus cocasse, comporte des bonus d'attaque : triple missile ( carapace verte ), énorme missile à tête chercheuse ( carapace rouge ), transformation des autres en cochon ( éclair ), des taupes à déposer et qui font des trous dans le sol pour piéger les concurrents ( peau de banane ), invicibilité ( étoile ), ainsi que d'autres plus originaux mais plus rares comme le bonus de furie : chaque personnage en possède une, qui fait le ménage autour de lui, avant de foncer directement sur le premier de la course en éjectant les autres. Une sorte de carapace violette à piques comme on en trouve dans Mariokart 64.

L'attaque du clone

Si à la suite du paragraphe précédent, on peut croire que Krazy Racers n'est finalement qu'une version "skinnée" de son modèle, il serait bon de jeter également un oeil sur les points suivants.
Premièrement, la vue. On a plus de visibilité dans Wai Wai, grace à une caméra un peu surélevée. On s'y habitue vite et c'est vraiment très agréable. D'ailleurs, cela permet quelques petites fantaisies sur le tracé des circuits, comme ces mines jalonant les niveaux type metal gear ou encore des avalanche de balles sur le terrain de baseball. Cool.
Deuxièmement, la maniabilité : si à mon grand regret on ne retrouve pas les virages géniaux presque à 90° du premier Mariokart SuperNES ("rendez les nous !" fait la foule ), les karts n'ont pas cette inertie guimauve qui s'installe peu à peu dans la série de Nintendo. On tourne sec, avec bien sûr le petit bond qui va bien sur la touche R de la GBA.
Enfin, des petits bonus rigolo comme les chicken race ou encore ce mode multijoueur où les participants se passent une bombe géante dont il doivent de débarasser en la refilant aux autres avant qu'elle ne leur explose à la tronche. C'est toujours bon à prendre, même si évidemment l'intérêt réside plus dans les time trial et dans les courses classiques que dans la bombermanéisation du jeu.

Go Go Go !

On l'aura compris, ce n'est pas l'originalité de son principe qui fera briller Wai Wai Racing. Mais en reprenant un très bon jeu, et en lui ajoutant un très gros capital sympathie à l'aide de toute une galerie de personnages Konami, l'éditeur a franchement cartonné : les visuels sont très soignés et respirent vraiment la bonne humeur. Idem pour l'ambiance sonnore, avec des thèmes remixés version loufoque qui colle sacrément bien à l'ambiance du jeu.
Cerise importante sur le gateau, les tracés des courses sont réussis, et à vous de découvrir les raccourcis planqués ici et là...

Pour terminer, je ne saurais trop vous conseiller de jouer si possible à Krazy Racers sur grand écran afin d' en profiter pleinement : que ce soit par le biais d'un GameBoy Player (ça marche bien ces petites choses là ) ou mieux encore par le biais de l'ému GBA et d'une Xbox pucée ( légalement vous devez posséder la cartouche hein, pas de blagues ). Non pas par snobisme, mais plutôt parceque sur une télévision, ce sont toutes les sensations d'un Mariokart SuperNes qui reviennent...La Rainbow Road est de retour, mais cette fois ci elle comporte des pandas dansant en tutu, qu'on se le dise !

Ci dessous, quelques écrans de fin, parceque c'est vous :)

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