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Murakumo

Jeu oldschool sur console nextgen !

Le fantasme que permet d'assouvir Murakumo, c'est de se p...

Ridge Racer 4

Plateforme : Multi supports
Genre : Course / Arcade
Editeur : Namco
Année : 1999
Article par : Gentil_graphiste
Dessin par : Gentil_g

 
Can't you feel the heat ?

Nuit noire, un bitume complice défile sous les sensations de cette nuit d'été. Le vent joue avec les traits délicats de Reiko Nagase, tandis que son talon cassé s'accorde à son pincement de lèvres mutin. Quelques trainées de phares laissent la raison sur le contrebas, et placent Ridge Racer 4 loin devant les autres.

Please give me what i need

Perdu derrière une vitre teintée cathodique, des yeux embrassent lascivement les néons hypnotiques des tunnels. A présent à demis clos, ils enregistrent inconsciemment les colonnes de béton d'un périphérique japonais désert et le flou de feux arrières furieux. Il n'est pas loin de 5 h 00 du matin, le soleil se lève peu à peu dans ce port de pêche industriel. L'esprit émerge doucement, comme une musique exquise que l'on entendrait au loin, dans les écouteurs abandonnés par terre d'un walkman irréel. Trait blanc, sol gris, trait blanc, sol gris, trait blanc, sol gris...Et toujours cette impression que la voiture a décidé seule, droit vers des ambiances raffinées pourtant habituellement interdites aux jeux de conduite. Propre, lisse, et pourtant sexy comme une culotte vrillée sur la cheville de la femme de sa vie. Voila ce qu'est RR4. A l'image de l'habillage japonais d'Ace Combat 3 à la même époque, Namco l'a fait terriblement audacieux.

Movin' on circle

Chacune des rêveries que vous avez ressenti à l'arrière d'une voiture une nuit de grand trajet se trouve dans le jeu. RR4, ou comment introduire la finesse d'une comissure de lèvres gourmandes, et un doigt dans le cul de Gran Tourismo.
Qu'il est bon d'être paresseux, inattentif et bientôt séduit à l'oreille par une house aux accents mélancoliques, comme peu de gens savent en composer. Que ce mélange de passivité et dérapages lascifs est bon. Les crissements de pneus s'harmonisent en douceur avec des ambiances feutrées comme autant de couette bien chaude un réveil d'hivers, fenêtre ouverte.

It's showtime

RR4 n'est évidemment pas un jeu de voiture au sens désepérement ordinaire du terme. Les écuries sont inventées, les constructeurs factices, et les comportements physiques aussi naturels que des couleurs pastelles dans un jeu xbox. D'ailleurs tout sonne faux, avec la désinvolture d'une superficialité assumée comme argument de plaisir : il suffit de presser le frein dans les virages pour réaliser des dérapages parfaits, et prendre des trajectoires si arcade qu'elle vous mèneront sans peine aucune sur la plus haute marche du podium final. Mais l'intérêt n'est pas là. RR4 est bel et bien une promenade. Une simple promenade qui remet artistiquement beaucoup de pendules à l'heure, même des années plus tard malgré son bel aliasing, en commençant par ses propres suites. Bilan final: vraiment pas un jeu de voiture, et c' est tant mieux.

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