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Cute 'o matic

Rod-land, Athena, Puchi Carat et Twinkle Star Sprites. Plus cute tu meurs !

Gekido

Plateforme : Gameboy Advance
Genre : Beat them All
Editeur : Naps Team / Zoo
Année : 2001
Article par : Gentil_graphiste
Dessin par : Gentil_graphiste

 
Baston in the pocket

Le beat'em all revient à la mode, ladies and gentlemen, qu'on se le dise. Moi avancer, moi taper: une recette du bonheur facile à retenir, facile à jouer, et accessible à tous les intermitents du bulbe que nous sommes parfois. Et mettre notre cerveau au placard, c'est bien ce que nous propose également aujourd'hui Gekido, sorti il y a 2 ans déjà. A l'époque tristement déservi par une Gameboy Advance un peu tristounette niveau écran, voici que la GBA SP, les émulateurs ou encore les accesoires type GameBoy Player, nous permettent de redécouvrir plus dignement un titre étonnament plaisant. Warning, les américains sortent l'artillerie lourde, baby, et on ne part pas pour un voyage en finesse.


Une vague manga sur les USA

Il y a un truc à savoir sur les gamers made in usa : certains sont comme nous, avec deux bras, deux jambes, voire presque tout le reste. Et comme nous, ils ont absorbé et digéré toutes les références de japanimation issues des jeux vidéos. Résultat: des auteurs de comics fantasment eux aussi sur les samouraïs, les cheveux roses et les robots mecha. En pleine vague manga, il n'est pas éditeur qui ne suive pas la tendance : les X-men ont leurs aventures en super deformed, Star Wars se décline en noir et blanc petit format avec un trait débile, tandis que Witchblade se fait maladroitement kawaï... Y a pas, la grosse machine est salement lancée. Travers de la petite histoire, l'exemple des studio Dreamwave avec leurs copies de manga en couleur pompant en douce trait pour trait des titres jamais publiés aux USA, ou encore les revival de séries massacrées à la pelle.


La minute culturelle sur Joe Madureira

Au milieu de tout ça, et notez que c'est là que nous nous recentrons sur notre jeu, se détachent de sacrés bestiaux. Le niveau monte, comme le prouve par exemple le comics de Megaman ( dessiné aux USA ) ou encore les illustrations de Joe Madureira. Oh, mais dites moi, quelle coincidence, c'est l'auteur du design de Gekido... tant de subtilité dans l'art de la transition m'effraie.
"MAD!" comme on l'appelle est devenu très rapidement une star avec un gimmick graphique simple et efficace : de gros nichons ( en dessous de 110 D, c'est comme à Disneyland quand on passe pas sous la barre, c'est la mention "recalé" ), de grosses épées, un encrage nerveux, des brillances photoshop bien placées, et des bouches en "V" renversé. Genre je suis vraiment pas content, et quand je vais me venger ça va faire du bruit façon turbo-bulldozer dans une rue piétonne. Oh, mais dites moi, quelle coincidence: une nouvelle fois, le hasard me transperce d'étonnement, car le héros de gekido entame lui aussi une vengeance des plus terribles... Un design stéréotypé à bloc qui convient parfaitement à un tape-les-tous, surtout quand il est aussi réussi.


Simple comme bonjour, efficace comme un pain dans un zombie

Toutefois, trève de bavardage, et place à l'action. Attention mesdames et messieurs, dans un instant, ca va commencer. Asseillez vous dans votre fauteuil bien gentilement. Mais où se cache le scénario de Gekido ? Il est là. Si, si, là. Derrière cette porte rouge avec la clef rouge, et la porte blanche dont la clef blanche est gardée par les deux géants, qui ne peuvent être battu qu'en possession de la clef bleue, elle même gardée sans les souterrains par les chauves sourris bleues... Ah oui quand même, ça m'a impressionné aussi la première fois.

Mais alors qu'est-ce c'est bon les enfants ! Cette petite touche neo-geo sur les sprites, les musiques rock à la guitare électrique qui cottoient les nappes de synthé angoissantes, les power-up sur les chemins, et cette impression de best-of de tous les clichés possibles : le héros qui s'appelle Tetsuo, avec le signe de Gouki des Street Fighter dans le dos, les Chun-li qui saute sur les toits, les gamines qui veulent jouer avec le héros mais-qui-ont-perdu-leur-doudou-dans-les-cryptes-juste-à-coté, ou encore le mot de passe du premier niveau, "TERRY"... C'est bien simple, Gekido tu as l'impression que c'est une lessive super concentrée faite par des fans qui se sont fait plaisir jusqu'au bout : plus besoin de ton adoucissant Street of rage, de ton détachant Goemon et de ton Final Fight Megaperlouses, Gekido concentre toutes ses influences pour décaper encore plus en profondeur les vilaines zones d'inteligence de ton cerveau. Finis les soucis, un coup de beat'em all, et hop, envolé les impuretés. Et sur grand écran, essayez, c'est encore meilleur !


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