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Gargoyle's Quest 2

Un gameplay solide au service de Capcom, forcément un jeu culte !

Alex Kidd in Shinobi World

Plateforme : Master System
Genre : Plateforme
Editeur : Sega
Année : 1990
Article par : Sodat
Dessin par : Shin_Warlock

 
Pognon-story

Les gars de Sega ont le sens du commerce. Un jeu marche ? Hop, on pond 3 suites et 4 variantes sur toutes les machines existantes, et on écoute le doux bruit du cash qui tombe dans la tirelire-cochon. Cette politique trouve son origine à l'époque de la Master System. Quels jeux ont bien marchés sur la machine ? Clairement, Shinobi et Alex Kidd (fourni en bundle avec la console), dont on trouve toute une série. On mixe le tout, on sort un jeu avec une grosse accroche et les titres des deux jeux phares dedans: Alex Kidd in Shinobi World est né.

J'ai déja vu ca quelque part

Intro minimaliste et histoire-prétexte à 2 sous passées (gros méchant, copine enlevée, sauver le monde), on tombe directement sur le début du jeu: Alex n'a plus sa salopette rouge habituelle, mais un kimono noir et un sabre ('tention !). Ce niveau a un petit air de déjà-vu, celui de Shinobi. Si les punks habituels sont remplacés par des ninjas verts à grosse tête, on retrouve facilement ses marques : A je cogne le ninja, B je saute au-dessus du shuriken, tout baigne. On gagne un peu de liberté de mouvement, puisqu'on peut rebondir sur les murs, ou encore se propulser en l'air grâce aux lampadaires et autres barres de tractions disseminées dans le jeu.

Côté bonus, c'est un mélange des deux jeux : énergie, amélioration des armes (super sabre ou shurikens), à quoi s'ajoutent des magies qui bastonnent tout l'écran: classique mais efficace. On trouvera bien sûr tout ça dans des coffres ou des salles cachées. Les ennemis sont caricaturaux à souhait, ce qui n'est pas pour déplaire aux fans d'ambiance japonaise débile. Sans être du Parodius, ça tient la route !

Les niveaux reprennent ceux de Shinobi, et on aura donc les entrepôts, les quais, la forêt et enfin la maison japonaise. Mais en plus de tout cela, on trouve des niveaux sous terre et sous l'eau, classiques d'Alex Kidd, qui renouvellent un peu les décors (quoique...) et ajoutent des variantes au gameplay.

Larme de nostalgie et ampoules aux doigts

A la base, Alex Kidd c'est surtout un gars qui saute de plate-forme en plate-forme, trouve des passages secrets et évite les monstres (plutôt que de les tuer à tout prix). L'ex-mascotte de Sega et donc ancien rival de Mario ne propose pas ici de tir précis ni de tactique d'attaque, mais plutôt du slalom entre les ennemis, les pièges, et un saut millimetré. Coordonner au maximum ses mouvements, se barrer vite fait du bloc qui s'effondre, franchir les lacs de lave, double-sauter au-dessus du méchant, gros coeurs de vie, passages secrets, passerelles mouvantes, échelles, boss basiques... Hop hop, on saute comme un malade pour éviter les bastos, on tire dans tous les sens et on essaye de viser en même temps : bienvenu dans le monde de la plate-forme à l'ancienne !

Voilà donc un pur Alex Kidd (ouf), les musiques et l'ambiance un peu déformées pour l'occasion de Shinobi en prime. De la bonne cuvée plate-forme 8 bits, tout simplement. Précis, très honnête graphiquement, retrogaming comme il faut, il ne révolutionne pas le genre mais mérite un peu d'attention de la part des joueurs nostalgiques du (bon vieux ?) temps d'avant Sonic... Les niveaux s'enchaînent sans qu'on s'en rende compte, c'est simple, c'est rapide et pas trop demandeur côté neurones. De quoi jouer pépère sous le bureau avec sa Game Gear (ou sa GP32 quand on est branchouille) entre deux rondes du patron...

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