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Blue Shadow

Un jeu, deux ninjas, et du plaisir à volonté sur une NES déchainée

Wizkid

Plateforme : Amiga
Genre : Casse-briques-aventure
Editeur : Sensible Software / Ocean
Année : 1992
Article par : DMA
Dessin par : Shin_Warlock

 
An elite team

Il y a des boites pour lesquelles la qualité prime sur la quantité, qui prennent leur temps pour ne réaliser que des productions bien ficelées sur la base d'idées mûrement réfléchies pour marquer juste à chaque coup, Sensible Software en fait parti, oui madame.

Studio de développement anglais apparu vers la fin des années 80, ils ont marqué l'histoire du C64 avec le titre Wizball, considéré comme l'un des meilleurs jeux de la machine.
Il s'agit un shoot'em up "riche en rebondissements" puisque l'on y contrôle une tête verte toute ronde qui doit abattre des hordes d'ennemis pour récupérer des bulles de couleurs volées, le tout dans des niveaux remplis d'obstacles sur lesquels elle ne cesse de rebondir.
La maniabilité est plus qu'ardue à maîtriser mais dès lors que l'on y arrive, le jeu s'avère très prenant (enfin il parait, car pour ma part j'ai laissé tomber rapidement...), la qualité de réalisation aidant très certainement beaucoup. En effet ce jeu est parfaitement fluide, avec de bons graphismes et d'excellentes musiques (composées par Martin Galway, ah les arpèges du thème de l'écran titre, mythique !).

Il aura ensuite fallu attendre les années 90 et l'age d'or de l'Amiga pour les voir réapparaître des titres fards que sont : le jeu de stratégie Megalomania, le très bon jeu d'action Cannon Fodder (ainsi que sa séquelle), Sensible Golf, l'énorme série des Sensible Soccer et donc le petit Wizkid.

What is the Wizkid?

Le titre complet est "Wizkid: The story of Wizball II" alors on pourrait croire qu'il s'agit encore d'un "bump & shoot'em up" tout comme son ancêtre, mais pas du tout, c'est carrément autre chose.

Pour la petite histoire, à la fin de Wizball, le héro rentrait victorieux accompagné de sa chatte, Nifta, retrouver leur ami le magicien (non non, pas celui de la série). Hors comme tout le monde sait que l'histoire se répète toujours (pour le plus grand plaisir des scénaristes fainéants), le sorcier Zark est de retour et il s'est emparé des huit chatons de Nifta, ainsi que de Wizball et du magicien (non, toujours pas celui de série, encore que ça n'aurait peut-être pas été plus mal sur ce coup là) car il fait pas de détail le sorcier !
Alors qui va se charger de la mission vu qu'il n'y a plus personne à la maison ? C'est Wizkid le fiston !

Comment classer ce jeu ? Mhhh, je dirais que c'est un Arkanoid inversé couplé à des phases d'aventure complètement barrées, miam !
Il se joue donc sur deux modes bien distincts en tous points.

Da killing head-ball!

Lorsque l'on commence un niveau, on se retrouve sur un écran rempli d'éléments fixes, tel que des briques, des pommes, des bouées, des amplis, des boites de cacahuètes... des trucs quoi, mais également d'ennemis à la solde de Zark tous plus cocasses les uns que les autres, certains volent, d'autres marchent, certains vous traquent, d'autres non.
Le but est alors de pousser les objets fixes (qui dès lors ne sont plus fixes donc c'est assez mal choisi comme dénomination, argh) en direction des ennemis pour les réduire en poudre et révéler des bulles qu'ils pouvaient détenir. Les objets déplacés chutent ensuite et disparaissent s'ils sortent du tableau, il faut donc prendre garde à ne pas tous les perdre avant d'avoir détruit les différentes salves d'ennemis, au quel cas il faudra recommencer le niveau plus tard.

Les bulles libérées sont réparties en deux catégories, certaines sont remplies de couleurs et une fois éclatées se transforment en notes de musique pour aller s'inscrire sur une partition située en haut de l'écran, alors que d'autres contiennent des bonus tels qu'un dentier (pour tenir des objets et les lâcher sur la tête de l'ennemi) ou encore un nez de clown (pour jongler avec les objets, donc pouvoir les faire rebondir sur sa tête et les lancer dans une direction choisie).

Lorsque tous les ennemis sont détruits, on ramasse un peu de thune issue des bulles non récupérées puis l'on passe au tableau suivant, ainsi de suite jusqu'à ce que tous les tableaux aient été terminés, ce qui nous permet alors de récupérer un chaton (on reprend l'ensemble du niveau s'il n'est pas ramassé).

Mais attention ! Car si vous ne jouez que dans ce mode, vous ne découvrirez qu'une partie du jeu et ne parviendrez pas à sauver toute la clique. En effet il n'y que quatre niveaux sur la dizaine du jeu qui s'enchaînent ainsi et vous n'obtiendrez donc pas beaucoup de chatons...

On the other side of the mirror...

Il faut alors que la mélodie opère. En complétant la partition, tada ! C'est le jackpot, banco, on gagne le gros lot, coup de boule dans la tirelire, bam, cash !
Et on accède alors à un magasin où l'on peut trouver divers objets à des prix plus ou moins attractifs... Certains peuvent paraître vraiment inutiles mais il vaut mieux essayer de tout se procurer car chacun d'entre eux pourra servir, quelque part, dans un but dont on ne pourrait même pas se douter par moment...
Ensuite si l'on choisit le mode "corps", on pénètre complètement dans l'univers du jeu et là, là ça devient vraiment dingue !

La tête se retrouve alors apposée sur un corps et l'on peut se balader dans le décor de fond du niveau pour rentrer en interaction avec divers éléments le composant, dans certains cas en utilisant des objets achetés ou récupérés.
Pour vous donner un exemple, dans le premier niveau : on agite une clochette - une porte de chiottes avec un pictogramme de chien et un trou pour le courrier tombe du ciel - on l'ouvre - un chien nous aboie dessus puis la porte se referme - on glisse un journal dans la fente - il est ramassé - on ouvre à nouveau la porte - le chien est sur les chiottes à lire le journal - on entre.

Il y a donc des passages un peu partout qui débouchent sur des endroits plus ou moins loufoques pouvant cacher, entre autre, des warp-zones permettant d'atteindre les niveaux inaccessibles autrement, ou encore des chatons.

State of the art production, my lord!

La réalisation du jeu est digne des meilleures productions Amiga avec une très bonne jouabilité et des graphismes soignés et très colorés.

Les musiques collent parfaitement à l'esprit du jeu avec des sonorités très variées, ça va du thème de cirque interprété par des aboiements de chien au rock'n roll à la Elvis, en passant par des thèmes de chants de marins ou encore du petit son bien jazzy.


Il y a vraiment beaucoup de choses à découvrir, je suis loin d'avoir tout détaillé ici.
Je pense que c'est avant tout une "expérience" comme on se plaît à le dire, un titre pas du tout conventionnel réalisé par des pros, un peu comme un Wario Ware par exemple...

Ce jeu est peut-être passé inaperçu pour certains à l'époque étant donné le nombre énorme de titres de qualité sortis sur Amiga dans cette période (ainsi que sur Atari ST et PC, Wizkid étant également sorti sur ces machines) et pour peu que l'on apprécie les concepts sortant un peu de l'ordinaire, c'est à tenter !

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