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Gumshoe

Aujourd'hui, Onosendai nous apprends comment rentabiliser le Zapper de la Nes. Et comment faire de la muscu. Et com...

Photograph Boy

Plateforme : PC Engine
Genre : Flash&Jump!
Editeur : Irem
Année : 1992
Article par : DMA
Dessin par : Gentil_g

 
Un jeune, des photos, une passion.

Certainement l'une des productions les plus extravagantes de la ludothèque PC Engine, Photograph Boy est probablement aussi le jeu au titre le plus explicite (même les concepts de Pacman et Pong sont moins faciles à deviner !) et rien que celui-ci donne envie de l'essayer.

Alors vous vous dites peut-être : "Ouais les jeux où il faut prendre des photos, ça doit être comme les jeux de pèche à la ligne, il y a peut-être de jolis décors mais c'est pas mon truc !". Et là tout faux car contrairement à ce que l'on peut croire, ça vaut le coup d'oeil... ou plutôt l'inverse !

Le sauvetage d'une vie.

La première fois que l'on laisse l'intro se dérouler (et c'est bien le cas de le dire), on ne pige pas grand chose dès lors qu'on ne lit pas le japonais, le jeu n'étant sorti que dans cette langue. Mais on peut noter, grâce aux images, qu'un évènement des plus désastreux est survenu dans la vie du jeune photographe : la mort de ses parents. Il est assez curieux d'avoir inclus un élément de ce type par rapport à l'univers très fun du jeu et on peut alors essayer d'imaginer l'ensemble de l'histoire en se basant sur ces images.

Pour moi, cela donnait un truc de ce style (il vaut mieux voir vu les images avant) : notre gars est fan de photographie, toujours serré dans le métro (faut pas chercher, ça aura de l'intérêt par la suite), un jour ses parents meurent et cela le détruit. Alors le patron d'un papier à sensation (le Nouveau Détective ?) lui propose de se venger de la société, certainement responsable de la mort de ses parents et de son voyage quotidien désagréable, en prenant des clichés de ses aspects les plus salaces ! Donc bien que cela puisse tenir la route, c'est un peu trop grave, je vous l'accorde.

Mais à vrai dire, après avoir récupéré un patch de traduction (réalisé par Zatos) et en espérant que celle-ci soit bien correcte, il n'y a pas d'histoire de vengeance (ah, c'est moins trash d'un coup). En fait le garçon étudie en école de photographie, il adore être compressé dans le train pour mieux communier avec la société (et sentir les seins des passagères au passage) et suite à la perte de motivation dû au décès de ses parents, son prof lui propose un examen personalisé pour qu'il essaie d'obtenir son diplôme malgré tout. Oui, on passe du boss profiteur au prof sympa, mais il faut voir sa tête aussi !

Cet examen se déroulera en 9 étapes, 8 dans le même style et une dernière se rapprochant plus du "wack-a-mole" (mais rien à voir avec du Tex-Mex).

Super Mario meet Operation Wolf

Donc le voila paré, appareil à la main, prêt à saisir l'instant. Et il va falloir faire preuve de beaucoup de dextérité car la tache n'est pas simple au début.
En effet le gameplay est un peu bâtard car on dirige le viseur de l'engin ainsi que le personnage en même temps, le premier se déplaçant plus rapidement que l'autre. On trouve un bouton pour photographier et un autre pour sauter.

Il faut alors flasher un maximum de sujets, sachant que le viseur clignote lorsqu'il est pointé sur un élément pris en compte. Plus ceux-ci sont bizarres et/ou rapides, plus ils rapportent de points. Il y a également des évènements qui surviennent d'un coup et d'autres que l'on peut déclencher. Ajoutez à cela un bon nombre d'objets et de créatures néfastes sur le chemin pour corser le tout (qu'il est heureusement possible d'éviter ou de désintégrer en les photographiant).

Mais attention, tout cela coûte de la pelloche et celle-ci est comptée ! Il vaut donc mieux éviter de prendre n'importe quel gus dans la rue et ne se focaliser que sur les éléments rapportant un lot de points conséquent. En plus, ces derniers délivrent souvent des options dont la plupart sont des lots de pellicule !

Shoot, jump, shoot!

Il faut donc gérer tout ça en même temps, flasher le voleur qui court tout en sautant pour éviter le couteau, zapper le vase qui risque de nous tomber sur la face sans oublier de prendre le King Kong sur son immeuble avant qu'il ne disparaisse de l'écran pour pouvoir récupérer ses 5 pellicules (il y a pas mal de références à des films). C'est non stop, assez stressant et le ridicule de certaines situations déconcentre pas mal !
A noter d'ailleurs qu'il y a deux éléments récurrents dans pas mal de niveaux, saurez vous les retrouver (non pas de blague de comique, ça serait trop facile sur ce coup là) ?

Ensuite il suffit d'amasser le nombre de points requis par niveau, ce quota augmentant à chaque étape et les obstacles étant de plus en plus nombreux. Arrive alors la dernière phase du jeu où le but est de louper le moins possible la tête du prof alors qu'elle apparaît à différents endroits de l'écran.

Euh, c'est pas très beau quand même...

Ah c'est sûr que ce n'est pas dans ce titre qu'il y aurait eu un intérêt à proposer le visionnage et la sauvegarde des clichés que l'on a pris. Ca vient de chez Irem et date de 1992 mais pourtant les graphismes ne sont pas très léchés et auraient plutôt leur place dans un titre console américain de l'époque (encore que le choix du style graphique vient peut-être du fait que l'histoire du jeu se passe aux USA, qui sait).
Mais peu importe, on aurait pas le temps de les apprécier et puis ils contribuent au comique de certaines situations. Et puis tant mieux s'ils ont utilisé des couleurs bien vives et s'il n'y a pas pratiquement pas d'antialiasing, cela permet de bien faire ressortir les différents éléments à l'écran.

Pas méga long... mais méga cool !

Une fois que la maniabilité est acquise et que l'on a assimilé quels sont les éléments néfastes ainsi que ceux à ne pas rater pour chaque niveau, il suffit de se concentrer un peu et l'on peut venir assez rapidement au bout des 8 premiers niveaux (mhhh, surtout si on joue sur émulateur avec possibilité de sauvegardes brutes...), vu que ceux-ci se déroulent toujours de la même façon.
De plus lorsque l'on flashe, il y a une pause d'une ou deux secondes, le temps que le focus visuel se fasse à l'écran. Ce petit temps aide beaucoup pour analyser les points auxquels il va falloir faire gaffe par la suite et cela surtout au court de la dernière phase du jeu où la pellicule n'est pas comptée.

Battre son précédent score joue pas mal en faveur de la durée de vie, dommage cependant qu'il ne soit pas sauvegardé. Et puis si les niveaux n'avaient pas été aussi figés mais générés aléatoirement à partir des leurs différents éléments, cela aurait apporté beaucoup également...

Mais au final c'est un petit jeu bien sympa, bien speed et dont l'originalité en fait un incontournable, surtout sur ce système !

Peut-être sommes nous en face une production d'un groupe de potes qu'Irem à trouvé bon d'éditer pour en faire profiter le plus grand nombre...
Prêt à flasher ?

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