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Circus Charlie

16 impressionnantes couleurs, des sprites immenses, 15 tonnes de possibilités niveau gameplay : Circus Charlie ...

Simon

Plateforme : Multi supports
Genre : Technique
Editeur : MB
Année : 1978
Article par : Tanguy
Dessin par : Rafchan

 
Simon : Story

Dans une galaxie voisine de la nôtre, loin des lois matérielles qui régissent notre monde, quatre couleurs s’affrontent dans un combat sans merci pour la domination de Saï-Môn, la planète de plastique. Qui de Vertos, Rougeus, Jaunar et Bleuzz sortira vainqueur de la bataille qui fait rage depuis maintenant 25 ans ? Seul VOUS pourrez en décider en devenant tour à tour leur fin stratège ou leur pire ennemi ! Vous devrez faire preuve de détermination, de réflexes, de ruse et de mémoire pour parvenir à maîtriser les quatre pouvoirs élémentaires de chacun des protagonistes. Affrontez un ami dans un duel mental d’une intensité rare, défiez sa concentration, tendez-lui des pièges ! Mais attention ! Les attaques sont souvent à double tranchant sur ce monde hostile! Embarquez pour une aventure planétaire et palpitante, sans lever vos fesses du canapé.
Et ouais, c'est ce qu'il y avait marqué sur la boîte... En fait non, mais j'aurais bien aimé.

Simon : Saga

25 ans cette année à Noël. Depuis 1978, le cœur lumineux du cendrier géant de chez MB palpite encore. La douce mélodie de son buzzer nous remémore une enfance bercée par la rencontre du troisième type. Ses dimensions semi-pharaoniques (28 cm de diamètre sur 8 de hauteur dans sa version originale) fleurent bon une époque où la miniaturisation japonaise n’avait pas encore inondé le monde de sa camelote. Sa bakélite et son tableau d’aluminium brossé sont une ode à la prospérité perdue d’un temps où le mobilier se déclinait en toutes formes et coloris. Son nom (Simon says = Jacques a dit) nous replonge à l’heure bénie et attendue de la récré de midi où l’on engloutissait son repas à toute vitesse pour profiter de chaque minute dans la cour. Son principe… Ah, merveille des merveilles, n’a pas pris une ride : Les plages colorées de l’appareil s’allument en suites aléatoires en produisant un beau son analogique que ne renierait pas Jean-Jacques Perrey. Le joueur doit alors reproduire la séquence en appuyant sur les plages sans se tromper, s’il y parvient, une note s’ajoutera à la mélodie qui s’allonge encore et encore jusqu’à l’erreur de l’un des deux adversaires. Toujours du joueur, car Simon lui, précision électronique oblige, ne peut faire mentir l’étrange loi établie à cette époque où l’an 2000 semblait loin qui stipulait que l’Ordinateur ne ferait jamais d’erreurs et finirait probablement par nous dominer ; alors autant jouer avec lui tant que nous le pouvions encore.

Simon : Rules

1- Choisir le mode de Jeu.
Simon propose trois « jeux » que l’on sélectionne avec un petit taquet sur le tableau de bord.
Le premier est « Simon says » le jeu classique. Merveilleux solitaire autarcique qui ruinera avec délectation votre vie sociale en soirée.
Le second est le « Player Adds » que l’on peut jouer à deux : ici c’est à chacun des joueurs de rajouter une couleur à la séquence… Diabolique. Des nuits King of Fighters prévues ont été tuées dans l’œuf par la faute de ce jeu !
Le troisième et dernier jeu est un peu nul « Choose your color » une espèce de duel à mort mou du genou qu’on peut jouer à quatre, mais franchement, c’est hypra nase.

2- Choisir le niveau de difficulté.
On pourrait croire que le bouton de difficulté règle la vitesse ou le degré de vice des combinaisons, mais non. Les niveaux ne font que rallonger la séquence maximale que le Simon peut mémoriser : 1 = 8 notes, 2 = 14 notes, 3 = 20 notes, 4 = 31 notes. (Pour arriver à 31 notes, faut être sacrément autiste déjà…)

3- Jouer.
Appuyez sur le bouton « Départ » (Waouh, la localisation française !) et oubliez votre vie. Chantonnez la mélodie à voix haute si ça peut vous aider.
*CHEAT CODE* Prenez un bout de papier, un crayon à mine grasse et écrivez la combinaison en utilisant des lettres, mais je vous préviens, en compétition c’est pas autorisé.

4- Se la péter graaave.
Une fois que vous avez perdu, vous pouvez ré-écouter la dernière séquence en appuyant sur « Dernière » ou bien écouter le High-Score de la journée en appuyant sur « La plus longue » (Je n’accablerais pas les gars de chez MB en faisant un jeu de mots nul ici. A mon avis ils en ont eu assez comme ça.)

Simon : Origins

En parlant de MB (Milton-Bradley), il serait de mauvais aloi de leur accorder la paternité intégrale du Simon. Tout d’abord c’est Ralph Baer, ancien technicien radio de la seconde Guerre Mondiale, également électronicien de la NASA à l’époque du programme Saturn qui le conçut et en proposa les plans à MB. Il n’en était pas à son coup d’essai puisqu’il avait déjà travaillé pour Magnavox où il avait imaginé l’Odyssey, première console de jeux dont Nolan Bushnell pompera son fameux PONG qui lui permettra d’usurper le nom d’« inventeur du jeu vidéo. »
A noter un excellent topo en Français sur Ralphie est disponible chez nos confrères de GrosPix ici même
Œil pour œil, dent pour dent, le concept du Simon sera lui aussi le fruit d’un plagiat. Ce même Nolan Bushnell, alors patron d’Atari, avait réalisé un jeu d’arcade qui ne connut quasiment aucun succès : TouchMe ! Hormis le fait qu’il ne faisait pas de musique, le principe était strictement le même que celui du prototype présenté par Baer à MB... Quelle bande de vieux grigous quand même. Je les imagine ricanant dans des ateliers pleins de fils et de transistors, taillant des pattes de condensateurs avec de petites pinces coupantes en échafaudant des plans diaboliques de guerres intestines, leurs yeux magnifiés par une grosse paire de lunettes. Ils me font peur.

Simon : Belmont

Le succès du Simon ne vient pas tout de suite, il faut attendre 1980 pour que le phénomène explose et devienne un fait culturel. Contrairement à toutes les attentes de MB, les enfants boudent l’objet mais les adultes se l’offrent entre eux. On se presse, on conçoit de nouveaux modèles : Simon Pocket, petit et moche, ou encore le Super Simon, genre de piano de duel pour deux joueurs névrosés. Les clones fleurissent et on retrouve des versions cheap fabriquées par toutes sortes de sociétés. Il y a même un Game&Watch (Flagman) qui s’inspire de ce principe. Ecoeuré, Atari essaie de sortir une version de poche de son TouchMe ! Mais désolé les gars, 4 pauvres diodes qui clignotent en faisant bip c’est moins sexy que les couleurs franches du Simon accompagnées de leur onde triangulaire chantant à nos oreilles Do, Mi, Sol ou Si… Pour les 25 ans du Simon, Hasbro, qui a racheté la marque, vient de sortir une édition commémorative (hideuse si vous voulez mon avis, mais bon, moi ce que j’en dis hein…) Elle est réversible et propose de jouer au Simon classique ou de se mesurer à une version 8 couleurs.

Simon : cul

Entré au panthéon des concepts simples mais démoniaques, le Simon a encore de beaux jours devant lui. Même si l’incroyablement sexy cercle de plastique noir granuleux est maintenant relégué aux vide-greniers ou aux étagères de tout en haut des placards, il vit encore à travers la masse de resucées que le monde du jeu ne manque pas de produire chaque année. Cool Cool Toon, Unison, Space Channel 5 et combien de mini-jeux nous font, depuis 25 ans travailler la mémoire d’urgence à court terme sur un principe similaire ? Moi, je dis chapeau bas, et même s’il faut lui filer à bouffer une pile de 9 volts plus deux énormes LR20 pour jouer 2 ou 3 jours, il est là, sur ma table basse dans le salon depuis toujours et pour longtemps.

Bonus Round:

Une petite vidéo de mon Simon en train de chanter
TELECHARGER (Divx 5 - 1,02 Mo)

 
 
 
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